Une locksé en colère

Breff vous l’avez sans doute devinez par le titre mais JE SUIS EN COLÈRE !! pourquoi ??

tout simplement parce que aujourd’hui encore une fois j’entends des conneries sur les gens qui portent des locks, ces gens qui viennent tranquillement et se permettre de te sortir de ces stéréotypes.

en rentrant du boulot un frère m’accoste et se mets à me sortir des trucs du genre  » alors la sista ki gen en nou ? » en français « alors la sœur comment vas-tu »  moi pas du tout hostile à la conversation je lui répond que je vais bien etc etc la discutions s’enchaîne et tous de suite le gars me sort  » alors ki vi ki ni, ki tchad nou ka pren » donc moi étonnée je le regarde et lui sors « Pass en ni locks, ou ni locks ou ja ka vouèw ka méné on vie èvè mwen? » mais vraiment sur le ton de la rigolade et là le gars me sors « awa RASTA pa fenn c’est nou minm » désolé certains vont trouver ma réaction exagérée mais j’ai envie de dire que ce N’EST PAS PARCE QU’ON PORTE DES LOCKS QUE L’ON EST RASTA !!! je lui est donc demandé sur quels critères il s’appuyait pour m’appeler RASTA et le gars est incapable de me répondre !

Il faut que je le dise, je suis issu d’une famille où le mouvement rasta, le respect de la nature, l’éducation sont des choses fondamentales, d’importants dans la vie quotidienne. par respect pour tous ce que l’on m’a appris je ne peux pas m’auto-proclamer rasta car il y a certaines règles que je ne respecte pas .

les gens doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas se prétendre rasta car ils portent des locks, je vous invites vraiment à chercher des informations sur le mouvement rasta mais également sur le port des locks, car ce ne sont pas les RASTA qui sont à l’origine de cette coiffure !! SVP arrêtez de salir l’image des RASTA des VRAI RASTA et pas ceux qui pensent l’être parce qu’il ont fumés une fois de l’herbe dans leur vie enfin  je trouve ça ridicule !

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BOBO SHANTI

Les Bobo Shanti vivent pour réaliser le rêve de Marcus Garvey

Leurs passeports disent qu’ils sont de Trinidad et Tobago, mais l’Afrique est là où ils préfèreraient être.

Les jamaïcains les appellent Bobo Dread, mais à trinidad on les connaît en tant que Bobo Shanti.

Le mouvement Bobo Shanti a été créé en 1958 à Spanish Town, Jamaïque, par Roi Emmanuel Charles Edwards, connu par ses adeptes comme « le Christ Noir ». Les quartiers généraux sont en Jamaïque, et Edwards, bien qu’absent, est toujours considéré comme leur leader spirituel.

L’Organisation s’est répandue à travers les années et désormais se multiplient les nouvelles branches aux Bahamas, Iles Vierges, Ghana, Nigeria, Ethiopie, et Trinidad. La branche de Trinidad est localisée à Wharf Trace, St Joseph.

A Trinidad, il est facile de repérer un Bobo dans la foule .Ils déambulent dans une apparence royale dans leurs turbans aux couleurs vives et leur robes qui descendent jusqu’au sol.

Leur façon de se vêtir unique et leur référence constante à l’Afrique dans leur discours de tous les jours est la manière pour les Bobo Shanti de dire à Trinidad « on n’est que de passage ».

Andre Romeo, 38 ans,un prêtre, dit : « I&I (le mouvement Bobo Shanti) est la continuation du travail de Marcus Garvey pour que l’Afrique soit aux Africains, car nous ne pouvons pas abandonner un continent pour une île. »

Romero est membre de la branche de T&T du Congrès Noir International Ethiopien/Africain.

Marcus Garvey, l’activiste politique jamaïcain, prônait la formation d’une terre Mère Africaine pour les Noirs Américains. Le leader du nationalisme Noir fonda plus tard l’Association Universelle pour le Progrès des Nègres et ses pensées ont influencé le développement du mouvement Rastafari.

Les Bobo Shanti sont décidés à réaliser le rêve de Garvey.

Le noyau dur en est le rêve du rapatriement ou le retour à la terre natale de chacun.

« Les réparations suffiraient après le Rapatriement », dit Romero ; « ce sont les paroles de notre Honorable Prêtre (Emmanuel) ».

Romero dit que Roi Emmanuel a dit un jour à ses adeptes que les réparations devraient être gérées par la banque Ethiopienne puisque c’est le bureau de l’Organisation de l’Unité Africaine.

Les Antilles, ajoute Romero, sont pour leurs habitants originaux- les Amérindiens.

« De la même manière que l’Afrique est climatiquement et géographiquement créée pour le peuple Noir, ici-bas le climat et la géographie sont créés pour les Indiens Arawaks. »

Romero dit que la Suprématie Noire n’était pas raciste et ne doit pas être confondue avec les groupes suprématistes blancs comme le Ku Klux Klan.

La Suprématie blanche dit qu’il faut se débarrasser de tout ce qui n’est pas blanc. Mais la Suprématie Noire vient avec le justice et l’égalité pour tous.

Dans la suprématie blanche il n’y a pas de place pour le marron, le noir ou le jaune. La Suprématie Noire vient avec l’égalité et la justice, la vérité et le droit, l’amour et la vie.

Avant même que le peuple blanc vienne, le peuple Noir gouvernait ce monde. L’Histoire et la Prophétie en témoigneront. (la science l’a elle meme prononcé,les premiers hommmes sont apparu en afrique et plus precisement en ethiopie sont devenus blanc par la suite en migrant vers le monde entier et en s’adaptant aux climat)

Le mouvement Bobo Shanti débuta à Trinidad en 1977 par le biais d’un trinidadien, Imsley Payne.

Le mouvement compte environ 2000 personnes à Trinidad. (…) Les Bobos appartiennent à un des groupes Rastafari de ce pays.

Les principales différences entre les Bobo Shanti et les autres groupes rasta sont : les Bobos ont leur drapeau Rouge jaune vert avec le Rouge en haut. Les autres ont leur drapeau « à l’envers ». les Bobo Shanti gardent le Sabbat, portent la robe et le turban, et gardent les dix commandements.

Les femmes à l’Église portent leurs vêtements jusqu’aux chevilles et couvrent leur tête. Les femmes Bobo Shanti gardent aussi un « principe de purification » de 21 jours, lié à leur cycle menstruel. Cela limite le nombre de femmes qui peuvent interagir avec les hommes et qui peuvent entrer au Tabernacle et participer aux cérémonies.

Romero reconnaît Sizzla comme un Bobo Shanti sérieux mais dit que Sizzla n’est pas High Priest, mais juste Prophète. Les reggae conscient a été associé avec le culte Rasta et Bobo Shanti.

Romero dit qu’il était aux quartiers généraux Bobo Shanti en Jamaïque il y a quelques années quand Capleton et d’autres artistes de reggae ont rendu visite à Roi Emmanuel.

« Le Père leur a montré que les paroles et leurs lyrics sont droites, mais pas divines. Le rythmes est trop rapide. Le reggae est de la culture jamaïcaines. Ces artistes viennent et ils écoutent le prêtre et l’enseignement et le prêche et ils prennent ce qu’ils ont entendu du prêtre pour le mettre sur un rythme reggae. »

Le 2 Novembre, le Congrès tiendra un banquet doré de cérémonie pour marquer le 65ème anniversaire du couronnement de l’Empereur Ethiopien Hailé Sélassie I et de l’Impératrice Menen. Cela se passera au bureau de St Joseph, Wharf Trace, Maracas Valley. Le public est invité et on lui demande de se vêtir avec quelque chose de jaune.

Le Congrès espère rassembler tous les groupes rasta du pays l’année prochaine pour une conférence sur le Rapatriement et d’autres sujets à propos de la foi.
Romero dit : « Pour qu’ils écoutent le Rastaman, nous devons tous venir d’une seule et même voix ».maxresdefault

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Les Baye Fall et les locks … une autre histoire, d’autres convictions méconnues et pourtant bien plus anciennes que le Rastafarism

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Les Baye Fall du Sénégal

Je suis pas un rasta, je suis un baye fall et je ne porte pas des dreadlocks, je porte des ndiagne.

Voilà ce que vous répondrait un Baye Fall du Sénégal qui, bien que portant des dreadlocks n’est pas un adepte du rastafarisme mais un musulman Mouride.

Cheikh Amadou Bamba et le mouridisme

Né en 1853 à Mbacké au Sénégal, Cheikh Amadou Bamba est avant tout un mystique qui a initié le mouridisme, « en utilisant des éléments du paganisme africain, du nationalisme wolof et du soufisme. La philosophie de se mouvement met l’accent sur une relation personnelle avec Dieu, qui est perçu comme un ami et un confident. Pour parvenir à une telle intimité, les adeptes se soumettent à un guide spirituel ».

C’est aussi un résistant, puisqu’il s’est opposé à la colonisation française.
Jouissant d’une audience de plus en plus large dans toutes les couches de la population, Amadou Bamba est arrêté puis exilé à plusieurs reprises. Le cheikh continue néanmoins à attirer de nombreux adeptes et sa popularité ne cesse de grandir.

Ces deux aspects – de chef religieux et de résistant – contribuent à faire d’Amadou Bamba l’un des personnages les plus importants de l’histoire du Sénégal.
De nombreuses légendes circulent à son sujet comme celle du lion affamé du jardin zoologique de Sor : « Ce jour, il fut enfermé avec un lion qui se montra aussi docile qu’un mouton ».

Ibrahima Fall et les Baye Fall

Si Amadou Bamba est le fondateur du mouridisme, Ibrahima Fall en est le bras séculier.
Après avoir étudié dans l’école coranique de son père puis auprès d’autres théologiens islamiques, Ibrahima Fall devient un érudit de l’Islam et passe ses journées dans le recueillement. Puis il fait une rencontre qui va changer sa vie : il rencontre le Cheikh Amadou Bamba. Il devient son disciple et bénéficie d’une dispense spéciale de la part du prophète :

« Au lieu de jeûner et de prier cinq fois par jour, il passa toute son existence à prendre soin de son guide* ».

L’histoire raconte que « Fall leva un jour les mains vers le visage de Bamba dans un geste de supplication et, en réponse, le patriarche cracha dans les paumes de son serviteur. Fall s’essuya les mains dans ses cheveux e fit le voeu de ne plus les laver jusqu’à sa mort. Enrobées de salive les mèches s’agglutinèrent pour former des ndiagnes* ».

Depuis, les Baye Fall suivent l’exemple d’Ibrahima Fall et portent des dreadlocks.

Une histoire déroutante

L’histoire d’Ibrahima Fall et des Baye Fall est dérouante pour qui a pris l’habitude d’associer dreadlocks et rastafarisme. On découvre qu’il existe d’autres histoires et d’autres traditions qui ont conduit au port de dreadlocks sans que cela n’ait rien à voir avec la Jamaïque.
Si vous portez des locks et si vous allez au Sénégal, attendez vous à ce qu’on vous parle des Baye Fall. Là Bas, certains sont aussi très intrigués par ces Jamaïcains qui portent des locks tout comme eux. Des sénégalais ont même été jusqu’à m’affirmer que Marcus Garvey s’était trompé lorque dans sa prophétie il avait annoncé un roi noir qui serait couronné en Ethiopie et qui mènerait le peuple noir à sa délivrance. Pour eux, il s’agissait ni plus ni moins de Cheikh Amadou Bamba, ce qui ferait des rastas des frères qui se seraient un peu trompés.

C’EST UN ARTICLE QUE J’AI TROUVER TRÈS INTÉRESSANT QUE J’AI TROUVER SUR LA PAGE FACEBOOK « NAMANI » ALLEZ FAIRE UN TOUR 🙂

Avoir des locks ne veux pas dire être « RASTA »

Nous l’avons tous bien remarqué les locks/ locs/ dread/ dreadlocks…. sont devenus « THE COIFFURE » ces dernières années ( et je m’en réjoui) en effet petit à petit on remarque que le retour au naturel pour les peaux noire redevien à la mode et par  la même occasion  le porte des locks est devenu La coiffure naturel.

Mais malheureusement beaucoup associe cette coiffure au mouvement « Rasta ». et c’est là que je fais mon entré en scène pour tous simplement vous dire NON. Porter des locks ne veux pas dire que ÊTRE RASTA et les rastas ne sont pas à l’origine de cette coiffure, comme beaucoup peuvent le penser.

Le rastafari est une philosophie, une culture beaucoup plus poussé que cela. certains pensent qu’il faut impérativement fumé pour être rasta, c’est FAUX ! de même qu’il est possible d’être rasta sans pour autant avoir de locks ! On est rasta dans l’âme, on est rasta si l’on respect les bases simple de ce mouvement

C’est un sujet qui me tiens vraiment à cœur car je viens d’une famille de rasta 🙂

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